Alopécie et pilules contraceptives : faut-il encore s’en méfier ?

Dangers pilules contraceptives

Depuis l’âge de 15 ans, je prends la pilule contraceptive Diane 35 (ou plutôt son générique Minerva) À l’origine, ce n’était pas pour mes cheveux, mais simplement pour calmer mes règles douloureuses. J’ai ensuite poursuivi son utilisation en découvrant que cette pilule pouvait aussi avoir un effet bénéfique contre l’alopécie androgénétique, sachant que je ne ressentais pas d’effets secondaires particuliers.

Pourtant, à l’approche de mes 42 ans, j’ai commencé à m’interroger. On m’a alertée sur le fait que le risque de thrombose augmente avec l’âge, et notamment après 40 ans. J’ai alors pri la décision d’arrêter Minerva à court ou moyen terme et de ne pas la reprendre. Je me suis fixée comme échéance l’éventualité d’un projet de grossesse.

Cependant le mois dernier ma pharmacienne m’a informé que Minerva avait été retirée du marché en France. De ce fait je me pose encore plus de questions et peut être que ma décision sera anticipée en fin de compte …

J’ai déjà eu l’occasion d’aborder différents aspects de la contraception hormonale et de l’alopécie féminine ici :

Aujourd’hui, je veux aller plus loin et poser une question simple mais essentielle : après le scandale Androcur, faut-il aussi se méfier des pilules contraceptives ? Oui la pilule contraceptive peut aider contre la perte de cheveux mais il s’agit tout de même d’être bien informée afin de ne pas ruiner sa santé. Je le rappellerais toujours la santé est la chose la plus importante dont vous disposez il faut en prendre soin ! Les dangers pilules contraceptives sont réels il ne faut pas les ignorer !

Dangers pilules contraceptives

📑 Sommaire de l’article Dangers pilules contraceptives

⚠️ Les pilules contraceptives : quels risques pour la santé des femmes ?
💊 Diane 35 : une pilule pas comme les autres
Quelles pilules sont les plus sûres aujourd’hui ?
🔎 Faites preuve de vigilance et toujours évaluer le risque sur votre santé !

⚠️ Les pilules contraceptives : quels risques pour la santé des femmes ?

La pilule contraceptive est l’un des médicaments les plus prescrits en France. Mais derrière son efficacité et son confort d’utilisation, elle n’est pas sans risques pour la santé des femmes. Ces effets secondaires varient selon le type de pilule, la durée d’utilisation et le profil médical de chacune.

💡 Les différents types de pilules contraceptives

On distingue principalement deux grandes familles :

  • Les pilules contraceptives combinées (œstroprogestatives)
    → elles associent un œstrogène (souvent l’éthinylestradiol) et un progestatif.
    → Elles se déclinent en 4 générations, selon le type de progestatif utilisé :

    • 1ère & 2e génération (lévonorgestrel, noréthistérone)
    • 3e génération (désogestrel, gestodène)
    • 4e génération (drospirénone, nomégestrol, chlormadinone)
  • Les pilules contraceptives progestatives seules
    → elles ne contiennent que du progestatif, à faible dose.
    → Utilisées en cas de contre-indication aux œstrogènes (tabac après 35 ans, migraines avec aura, antécédent de thrombose).

Dangers pilules contraceptives

⚠️ Dangers pilules contraceptives : Les risques de santé documentés

🔴 1. Thrombose veineuse et embolie pulmonaire

  • Le risque majeur sous pilule est la thromboembolie veineuse (TEV) : formation de caillots pouvant entraîner phlébite ou embolie pulmonaire.
  • Le risque est plus élevé avec les pilules de 3e et 4e génération, comparé aux pilules de 2e génération à base de lévonorgestrel (considérées comme les plus “sûres” sur ce point).
  • La période la plus risquée : la première année d’utilisation ou lors de la reprise après une pause.

 

Dangers pilules contraceptives

🔴 2. Risques cardiovasculaires (AVC, infarctus)

  • Plus fréquents chez les femmes de plus de 35 ans qui fument.
  • Risque accru en cas de migraine avec aura, d’hypertension ou de troubles métaboliques (diabète, obésité).

🔴 3. Cancers hormonodépendants

  • La pilule est associée à une légère augmentation du risque de cancer du sein et du col de l’utérus, surtout en cas d’utilisation prolongée.
  • Mais elle offre aussi une protection contre certains cancers : ovaire et endomètre, notamment.

🔴 4. Autres effets secondaires fréquents éventuels

  • Migraines ou céphalées persistantes.
  • Prise de poids, rétention d’eau, troubles de l’humeur.
  • Baisse de libido dans certains cas.

La pilule reste un moyen de contraception efficace et sûr pour la majorité des femmes, mais elle comporte des risques bien établis : surtout la thrombose veineuse et certains accidents cardiovasculaires. Ces risques varient fortement selon le type de pilule et le profil de la femme (âge, tabac, antécédents médicaux).

🔴 5. Risque de méningiomes liés aux progestatifs

  • Certaines pilules contenant des progestatifs à forte affinité pour les récepteurs de la progestérone (comme l’acétate de cyprotérone dans Androcur ou l’acétate de chlormadinone et l’acétate de nomégestrol dans d’autres spécialités) ont été associées à un risque accru de méningiomes.
  • Le méningiome est une tumeur bénigne du cerveau et des méninges, mais ses conséquences peuvent être graves : troubles visuels, maux de tête chroniques, crises d’épilepsie, voire nécessité d’une chirurgie.
  • Ce risque est dose-dépendant et lié à la durée d’utilisation : plus l’exposition est longue, plus le risque augmente.

💊 Diane 35 : une pilule contraceptive pas comme les autres

Diane 35 est une pilule très particulière. Officiellement, elle n’a jamais été autorisée comme contraceptif oral, mais comme traitement de l’acné sévère. Pourtant, en pratique, elle a longtemps été prescrite comme une pilule contraceptive « 2 en 1 » : efficace contre l’acné et contre la grossesse.

Son principe actif ? L’acétate de cyprotérone, le même progestatif que celui contenu dans Androcur, mais à plus faible dosage. C’est ce qui explique pourquoi Diane 35 est souvent citée dans les mêmes débats de santé publique que l’Androcur.

📜 L’histoire mouvementée de Diane 35

  • Avant 2013 : largement prescrite en France, souvent hors AMM (c’est-à-dire en dehors de son autorisation de mise sur le marché contraceptif).
  • 2013 : l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) suspend Diane 35 en raison d’un risque accru de thromboses veineuses.
  • 2014 : sous pression européenne, la pilule est réintroduite, mais sous conditions strictes : uniquement en traitement de l’acné sévère et en seconde intention, lorsque les autres traitements ont échoué (source VIDAL).
  • 2023 : le générique Minerva est retiré du marché, suscitant des interrogations sur l’avenir de Diane 35 elle-même.

⚠️ Le risque de thrombose confirmé

L’ANSM a rappelé dans un rapport d’octobre 2015 que :

  • Le risque de thrombose veineuse sous Diane 35 est multiplié par 4 par rapport aux femmes n’utilisant pas de contraceptifs hormonaux.
  • Ce risque est comparable à celui observé avec les pilules de 3e et 4e génération.
  • Le danger est particulièrement élevé la première année d’utilisation.

👉 C’est précisément pour cette raison que la molécule reste surveillée de près par les autorités de santé.

Dangers pilules contraceptives

🧠 Le risque de méningiomes

Comme l’Androcur, Diane 35 expose aussi à un risque de méningiomes :

  • Plusieurs études ont montré une augmentation de ce risque après une utilisation prolongée (plus de 5 ans).
  • Ces tumeurs bénignes peuvent nécessiter des interventions lourdes.
  • L’association AMAVEA (Association des Malades Atteints par les Effets secondaires des Androcur et assimilés) milite activement pour la reconnaissance et la prise en charge de ces victimes.

AMAVEA rappelle également que les femmes concernées ne sont pas toujours bien informées des risques lors de la prescription, ce qui soulève une question éthique majeure.

🔎 Diane 35 et ses génériques : quel avenir ?

  • Le retrait du marché du générique Minerva en 2023 a semé le doute : fallait-il s’attendre à une interdiction progressive de Diane 35 elle-même ?
  • Pour l’instant, Diane 35 reste commercialisée en France, mais uniquement dans un cadre dermatologique, et toujours sous surveillance renforcée.
  • Les autorités de santé n’ont pas annoncé de retrait définitif, mais le débat reste ouvert.

🌿 Quelles pilules contraceptives sont les plus sûres aujourd’hui ?

Toutes les pilules ne se valent pas. Certaines présentent un risque cardiovasculaire et tumoral plus élevé, tandis que d’autres sont considérées comme plus sûres.

🟢 Les pilules dites « de 1re et 2e génération » : les plus sûres

  • Elles contiennent du lévonorgestrel ou du norgestimate.
  • Le risque de thrombose veineuse est plus faible que celui observé avec les pilules de 3e ou 4e génération.
  • Elles sont généralement prescrites en première intention.

👉 Pour les femmes concernées par l’alopécie, ces pilules ne sont pas réputées pour améliorer la chute de cheveux, mais elles n’aggravent pas non plus la situation. Ce sont des pilules dites « neutres » pour l’alopécie.

🟡 Les pilules contraceptives de 3e et 4e génération : plus de risques

  • Elles contiennent du désogestrel, du gestodène ou de la drospirénone.
  • Leur risque de thrombose est environ 2 fois supérieur à celui des pilules de 2e génération.
  • Elles peuvent être prescrites pour des motifs spécifiques (rétention d’eau, acné, confort hormonal), mais ne sont pas considérées comme le premier choix.

👉 Du côté de l’alopécie, certaines de ces molécules peuvent avoir un effet plus anti-androgène, donc parfois bénéfique. Mais le gain capillaire doit être soigneusement mis en balance avec le risque cardiovasculaire.

🔴 Les pilules contraceptives contenant des progestatifs à risque (cyprotérone, chlormadinone, nomégestrol)

  • C’est le cas de Diane 35, Minerva, Androcur, Lutéran, Lutényl…
  • Ces molécules ont un effet anti-androgène puissant, ce qui explique pourquoi elles peuvent être très efficaces sur l’alopécie.
  • Mais ce sont aussi celles qui sont associées aux méningiomes après une utilisation prolongée (source AMAVEA).

Vous l’aurez donc facilement compris, nous nous retrouvons dans un vrai dilemme médical ! Plus une pilule contraceptive montre une efficacité sur les cheveux plus elle présente des risques lourds pour la santé à long terme. En d’autres termes nous nous retrouvons à choisir entre nos cheveux et notre santé ! Nous ne devrions pas avoir à faire ce choix !

📊 En résumé

Type de pilule Molécules principales Risques santé Impact alopécie
1re & 2e génération Lévonorgestrel, Norgestimate Moins de thromboses Neutre sur la chute
3e & 4e génération Désogestrel, Gestodène, Drospirénone Plus de thromboses Parfois bénéfique
Progestatifs à risque Cyprotérone, Chlormadinone, Nomégestrol Thromboses + Méningiomes Efficaces contre l’alopécie
  • Les pilules les plus sûres restent celles de 1re et 2e génération.
  • Les pilules plus récentes (3e et 4e génération) présentent davantage de risques, même si certaines peuvent améliorer l’alopécie.
  • Les progestatifs puissants (type Androcur/Diane 35) sont très efficaces contre la chute de cheveux, mais leur dangerosité (thromboses, méningiomes) les rend de plus en plus controversés.

Pour les femmes atteintes d’alopécie androgénétique, le choix est donc un équilibre fragile entre santé générale et bénéfice capillaire.

🧘‍♀️ Dangers pilules contraceptives : Faites preuve de vigilance et toujours évaluer le risque sur votre santé !

Choisir une pilule contraceptive ne doit jamais se faire à la légère. Derrière une apparente simplicité, ces médicaments peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé des femmes.

🔍 1. Informez-vous et demandez toujours les alternatives

  • Chaque femme a une histoire médicale unique : antécédents familiaux, troubles hormonaux, poids, âge…
  • Les risques de thrombose, d’AVC ou de méningiome varient énormément selon le profil individuel.
  • Avant de commencer ou de continuer une pilule, demandez systématiquement à votre médecin quelles sont les options les plus sûres pour vous.

💬 2. Parlez ouvertement de l’alopécie avec votre gynécologue

  • Beaucoup de femmes prennent la pilule en espérant un impact positif sur leur perte de cheveux.
  • Mais le bénéfice capillaire doit être mis en balance avec la sécurité globale.
  • N’hésitez pas à mentionner votre alopécie androgénétique : un médecin informé pourra proposer des solutions adaptées, sans mettre votre santé en danger.

⏳ 3. Pensez au long terme

  • Une pilule peut sembler « pratique » et efficace sur quelques symptômes (acné, chute de cheveux, cycles douloureux).
  • Mais sur le long terme, certains risques augmentent fortement après 35-40 ans.
  • Si vous vous rapprochez de cette tranche d’âge, il est peut-être temps de réévaluer votre contraception.

🛡️ 4. Écoutez les signaux d’alerte

  • Migraines inhabituelles, troubles visuels, essoufflement, douleurs dans les jambes : ce sont des signes à ne jamais négliger.
  • En cas de doute, arrêtez immédiatement la pilule et consultez rapidement.

La pilule est un outil efficace mais jamais anodin. Certaines sont plus sûres, d’autres présentent de vrais risques à long terme. En tant que femme, vous avez le droit d’être informée, d’exiger la transparence et de faire des choix éclairés.

L’équilibre entre santé globale et bien-être capillaire est délicat, mais il existe toujours des solutions adaptées si vous êtes bien accompagnée. Malheureusement on ne peux ignorer les dangers pilules contraceptives !

❓ FAQ : Pilules contraceptives, risques & alopécie

1. Pourquoi Diane 35 est-elle considérée comme risquée ?

Parce qu’elle contient de l’acétate de cyprotérone, la même molécule qu’Androcur, connue pour augmenter le risque de méningiomes et de thromboses veineuses. Son utilisation est donc strictement encadrée par l’ANSM.

2. Pourquoi le générique Minerva a-t-il été retiré du marché ?

Minerva, équivalent de Diane 35, a été supprimé en 2024 du marché français. L’ANSM a justifié cette décision par un rapport bénéfice/risque jugé défavorable, notamment à cause des risques cardiovasculaires et neurologiques.

3. Quelles pilules présentent un risque accru de thrombose ?

Les pilules combinées contenant certains progestatifs (drospirénone, gestodène, désogestrel, acétate de cyprotérone) sont plus à risque que celles de 1ʳᵉ ou 2ᵉ génération (lévonorgestrel). Le risque augmente aussi avec l’âge, le tabagisme et les antécédents familiaux.

4. Les pilules dites « anti-acné » ou « anti-alopécie » sont-elles dangereuses ?

Oui, car elles utilisent souvent des progestatifs à effet anti-androgénique, comme la cyprotérone (Androcur, Diane 35), efficaces sur l’acné et la perte de cheveux, mais associés à des risques sérieux (méningiomes, thromboses).

5. Existe-t-il des pilules plus sûres pour les femmes qui souffrent d’alopécie ?

Certaines pilules de 2ᵉ génération (par ex. celles à base de lévonorgestrel) sont jugées plus sûres sur le plan cardiovasculaire, mais elles n’ont pas d’effet bénéfique sur l’alopécie. Celles qui améliorent la chute de cheveux (comme Diane 35) sont justement celles qui présentent des risques sanitaires.

6. Pourquoi Diane 35 avait-elle été interdite puis réintroduite ?

En 2013, la pilule avait été suspendue en raison de décès liés à des thromboses. Sous la pression européenne, elle a été réintroduite en 2014 mais uniquement avec des conditions strictes (pas comme contraception, mais uniquement pour acné sévère résistante).

7. Quel est le rôle de l’association Amavea ?

Amavea accompagne et défend les femmes victimes d’effets secondaires graves liés aux progestatifs (Androcur, Diane 35, etc.). L’association a particulièrement alerté sur le lien entre cyprotérone et méningiomes, et milite pour une meilleure prise en charge des victimes.

8. Après 40 ans, faut-il arrêter la pilule Diane 35 ou similaires ?

Oui, les autorités de santé recommandent d’éviter ce type de pilule après 40 ans, car le risque de complications (thromboses, AVC, méningiomes) augmente nettement avec l’âge.

 


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Chloé Simone
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