Lorsqu’on est une femme et qu’on est atteinte d’alopécie androgénétique, on a souvent l’impression que le sujet est peu traité par la science.
La majorité des publications et des essais cliniques que l’on trouve semblent se concentrer au Japon ou aux États-Unis, et restent très souvent focalisés sur la calvitie masculine. En tant que femme, on se sent souvent délaissée par les avancées médicales.
Pourtant, la recherche est bien active sur notre territoire. Le Centre Sabouraud, situé à l’Hôpital Saint-Louis à Paris, est un pôle d’excellence reconnu mondialement pour ses travaux sur le cuir chevelu.
Ce centre mène des protocoles rigoureux qui parfois incluent aussi spécifiquement les femmes, afin de mieux comprendre les mécanismes biologiques propres à notre chevelure.
Si je vous ai déjà parlé de l’importance de consulter ce centre pour établir un diagnostic fiable par un trichogramme, il existe aussi un autre moyen d’agir concrètement : s’impliquer directement dans les programmes de recherche clinique.
Pourquoi devenir actrice de la recherche via une étude clinique alopécie féminine ?
Passer de l’errance médicale à la participation active est une étape clé. La recherche clinique est le seul moyen de valider de futurs traitements ou de mieux comprendre les causes de la chute. Sans données issues de patientes réelles, la science ne peut pas avancer.
En participant, vous bénéficiez d’un suivi par les meilleurs experts, tout en contribuant à une cause collective. C’est aussi un moyen de rompre l’isolement : bien que les rendez-vous soient individuels, vous rejoignez une communauté de femmes qui, par leur engagement, font bouger les lignes pour toutes les autres.
Je n’ai personnellement jamais participé à une étude. Soit je ne correspondait pas à l’entièreté des critères demandés soit je ne répondais pas à temps à l’appel mais je ne serais pas contre y participer si l’occasion se présentait.

Les études cliniques alopécie féminine en cours au Centre Sabouraud
Attention : Ces études sont disponibles sur un laps de temps très limité. Ne prenez pas trop de temps pour réfléchir car le recrutement s’arrête dès que le nombre de volontaires est atteint.
Voici deux études que j’ai vu sur le site du centre Sabouraud pour lesquelles ils recherchent des volontaires :
-
Analyse approfondie de l’alopécie androgénétique
Cette étude est importante car elle vise à analyser la structure du follicule pileux en profondeur.
- Le profil hormonal : Elle recherche des femmes de plus de 42 ans, non-ménopausées. Ce critère est fondamental pour étudier l’impact des hormones sur le cycle pilaire juste avant la transition ménopausique.
- Identification des stades (Échelle de Ludwig) : Les volontaires doivent présenter une alopécie de stade I ou II.
- Stade I : Éclaircissement modéré sur le sommet du crâne avec une ligne frontale préservée.
- Stade II : Diminution plus marquée de la densité, rendant le cuir chevelu visible à travers les cheveux.

- Détails techniques de la biopsie (punch 2,5 mm) : Cet examen est au cœur de l’étude. Contrairement aux idées reçues, une biopsie de 2,5 mm est un acte bénin. Le prélèvement est minuscule et ne nécessite souvent pas de point de suture. Il est effectué dans une zone où il sera totalement invisible, recouvert par la masse capillaire environnante. L’analyse de ce micro-prélèvement permet d’étudier l’inflammation périfolliculaire et la miniaturisation des cheveux à un niveau cellulaire.
- Contraintes capillaires : Les cheveux doivent mesurer au moins 12 cm et ne pas avoir subi de coloration dans les 2 derniers mois pour ne pas altérer les prélèvements chimiques.
- Indemnisation : entre 750 € – 930 € selon les profils et la durée de l’étude
-
Test d’efficacité d’un nouveau sérum « anti-chute »
Cette étude porte sur le test clinique d’un nouveau produit cosmétique.
- Le profil : Femmes âgées de 18 à 65 ans présentant une chute de cheveux diffuse.
- Le protocole : Test d’un sérum capillaire innovant avec une application de 1 à 2 fois par jour pendant 6 mois.
- Suivi médical : Le programme inclut 3 visites sur site pour mesurer l’évolution de la repousse et de la qualité de la fibre.
- Rémunération : 240 €

Comment postuler et s’informer ?
Le Centre Sabouraud centralise toutes ses recherches sur une plateforme dédiée. Même si une étude clinique alopécie spécifique affiche « complet », gardez le réflexe de consulter le lien régulièrement, car de nouveaux besoins scientifiques apparaissent chaque trimestre.
- Lien direct vers les études : Recrutement Volontaires – Centre Sabouraud
- Contact téléphonique : 07.61.45.35.40
- Localisation : Box 8, 1 avenue Claude Vellefaux, 75010 PARIS
En vous impliquant personnellement via une étude clinique alopécie féminine, vous devenez actrice de la recherche sur l’alopécie féminine en France. La science a besoin de nous pour transformer les doutes d’aujourd’hui en traitements de demain.



4 réponses
je perd beaucoup de cheveux qui semblent « morts, tempes très dégarnies et demangeaisons cuir chevelu;
pouvez vous m’indiquer le chemin à suivre ? Merci
Bonjour Michelle,
Tout d’abord je m’excuse pour mon retard de réponse mais je travaille depuis plusieurs mois sur un programme d’accompagnement pour les femmes atteintes d’alopécie androgénétique et j’avoue que ça me prend tout mon temps donc j’ai pris du retard pour traiter les autres taches …
Je comprends tout à fait votre inquiétude : faire face à une perte de cheveux importante, localisée sur les tempes et accompagnée de démangeaisons, c’est sur qu’on commence à s’inquiéter sérieusement, je suis passée par là moi aussi…
Pour être tout à fait honnête avec vous, il est impossible de vous donner une réponse fiable à ce stade, car l’association de ces symptômes peut orienter vers plusieurs pistes différentes. Les démangeaisons, par exemple, peuvent traduire une inflammation du cuir chevelu (comme une dermite séborrhéique), tandis que le recul des tempes et la chute de cheveux « morts » (en phase télogène) peuvent être liés à une alopécie androgénétique, à un effluvium télogène, ou même à une réaction combinée.
Pour ne pas « botter en touche » et vous guider au mieux, j’aurais besoin d’en savoir un peu plus sur votre situation. Si vous le souhaitez, vous pouvez me préciser :
La temporalité : Depuis combien de temps constatez-vous cette chute massive ? Est-ce arrivé soudainement ou très progressivement ?
Le contexte : Avez-vous vécu un événement marquant il y a 3 ou 4 mois (stress intense, maladie, arrêt de contraception, accouchement, régime strict) ?
L’aspect visuel : En dehors des tempes, remarquez-vous un affinement global de la chevelure, notamment sur le dessus de la tête ?
Le chemin à suivre dès maintenant :
Consulter un spécialiste : Je vous conseille vivement de prendre rendez-vous chez un dermatologue spécialisé dans le cuir chevelu. Je vous conseille aussi dans un second temps de consulter un endocrinologue pour faire le point sur vos hormones. Des prises de sang vous seront également prescrites afin d’y voir plus clair.
Apaiser le cuir chevelu : En attendant, pour calmer les démangeaisons, privilégiez des shampooings très doux, sans sulfates, ou des soins adaptés aux cuirs chevelus irrités, sans frotter vigoureusement. Je vous recommande de choisir des soins 100% naturels pour ne pas abimer vos cheveux et votre cuir chevelu.
N’hésitez pas à me répondre que vous aurez plus d’infos !
Bon courage & à bientôt !
Bonjour ! Merci pour cet article qui met enfin en lumière la recherche clinique sur l’alopécie féminine en France, on se sent tellement oubliées d’habitude ! Je corresponds exactement au profil de la première étude (44 ans, non ménopausée, et je me situe au stade II de l’Échelle de Ludwig). L’indemnisation est plutôt motivante, mais j’avoue que le terme « biopsie du cuir chevelu » me fait un peu peur… Est-ce que le punch de 2,5 mm laisse une cicatrice visible ou accélère la chute sur la zone prélevée ? J’ai très envie de postuler au Centre Sabouraud pour faire avancer les choses, mais j’ai besoin d’être rassurée sur ce point technique. Merci pour tout ce que tu fais !
Bonjour Mathilde !
Un grand bravo à toi pour cette démarche. C’est précisément grâce à des femmes prêtes à franchir le pas que la science va pouvoir décoder les mystères de l’alopécie androgénétique féminine.
Pour répondre à ta crainte, qui est totalement légitime : rassure-toi, un punch de 2,5 mm est un prélèvement minuscule, de la taille d’une petite mine de crayon. Les dermatologues du Centre Sabouraud à l’Hôpital Saint-Louis sont les plus grands experts du cheveu en France ; ils réalisent cet acte sous anesthésie locale rapide et choisissent une zone stratégique, totalement noyée dans la masse capillaire. Cela ne laisse aucune cicatrice visible à l’œil nu et n’altère absolument pas la pousse des cheveux environnants. L’objectif est simplement d’analyser la miniaturisation du follicule pileux à l’échelle cellulaire.
Comme je le disais dans l’article, je n’ai encore jamais pu participer à un essai clinique pour la chute de cheveux par manque de temps ou à cause des critères, mais si j’avais ton profil, je foncerais sans hésiter. C’est une chance unique de bénéficier d’un suivi ultra-poussé par des experts tout en aidant notre communauté. Ne tarde pas trop à appeler le centre au numéro indiqué, car les places pour l’étude clinique alopécie féminine partent généralement très vite. Tiens-nous au courant si tu es prise !
A bientôt !