Marie Neïla : La greffe de cheveux en cas d’alopécie androgénétique !

Je reçois souvent des mails de femmes souhaitant effectuer une greffe de cheveux (ou avoir recours aux implants capillaires). De prime abord cela peut paraitre  la solution miracle à une lourde perte de cheveux. Cependant malheureusement cela ne fonctionne pas en cas d’alopécie androgénétique.

Je vais vous expliquer pourquoi la greffe n’est pas une solution en cas d’alopécie androgénétique (Attention : je tiens à préciser que je m’exprime uniquement pour ce type de perte de cheveux) :

  • D’une part je vais vous donner l’explication que m’a donné un médecin spécialisé dans la greffe de cheveux sur Paris.
  • D’autre part je vais vous exposer le témoignage d’une femme atteinte d’alopécie androgénétique ayant effectué une greffe malheureusement sans succès après 5 ans.

 

J’espère à travers cette double démonstration vous avoir donné assez d’explications. Ainsi vous comprendrez mieux. Il est vrai que nous sommes souvent déçus lorsque on nous révèle cette réalité. Néanmoins il s’agit tout de même d’une intervention chirurgicale à la fois coûteuse et souvent douloureuse, ainsi il vaut mieux être prévenue.

La greffe n’est pas la seule solution possible en cas d’alopécie !

Ne soyez tout de même pas désespérée. En effet il existe déjà des solutions de comblements très naturelles (comme les volumateurs et les perruques). La recherche médicale avance également. En effet depuis de nombreuses années, la recherche sur les cellules souches nous fournissent un espoir non négligeable. Il faut donc avoir de la patience…


Témoignage alopécie androgénétique : Votre solution peut inspirer !


La greffe en cas d’alopécie androgénétique !

Début 2017 j’ai été en contact avec le groupe international Cosmecare. Le groupe est composé de 4 entités: Complément’Hair, HairFax, Coiffance et Capiderm. Cette dernière société est spécialisé dans la transplantation Capillaire ou microgreffe de cheveux. J’ai été en consultation avec le docteur Guy Menahem (aujourd’hui directeur médical chez Easygreffe).

Bien entendu j’ai exposé clairement le fait que je souhaitais faire un article sur mon expérience. Je ne vous cache pas que dans ces cas là cela aide grandement au fait qu’on me dise la vérité et qu’on essaye pas de m’arnaquer en me vendant un rêve illusoire… En effet jamais je ne dirais un mensonge, si ça ne marchait pas je le dirais !

Pourquoi la greffe en cas d’alopécie androgénétique ne fonctionne pas ?

Le docteur m’a expliqué que due à la nature même de la maladie, la greffe ne marche pas sur les personnes atteintes d’AAG. En effet le principe de l’AAG est que les cheveux s’affinent de plus en plus. Ils ne sont donc plus assez solides pour rester sur le dessus de la tête, ainsi ils tombent. Lorsque l’on fait une greffe on retire ses propres cheveux. En effet le prélèvement s’effectue sur les cheveux situés juste au dessus de la nuque. Il s’agit de la zone donneuse où les cheveux sont censés être les plus forts. Ce n’est pas cependant pas forcément le cas lorsqu’on est atteinte d’alopécie androgénétique. Ensuite on réimplante les cheveux prélevés sur les zones dégarnies. En cas d’AAG) en général la zone donneuse n’est pas assez fournie pour réimplanter dans les zones dégarnies. Il faudrait donc effectuer plusieurs greffes (ce qui bien sûr multiplie le coût de l’opération qui peut devenir exorbitant)
Cependant ces cheveux implantés vont tomber très vite (c’est tout à fait normal c’est comme cela que cela fonctionne). Le souci en cas d’AAG est que les cheveux qui repousseront derrière seront aussi atteint d’AAG donc tomberont inexorablement… Ainsi la greffe ne sert absolument à rien. Notre problème est à la racine des cheveux.
greffe
Faites très attention à ce genre d’images avant / après sur les sites internet qui sont souvent mensongères ou ne s’appliquant pas à votre pathologie personnelle

 

J’ai aussi des retours de femmes qui se sont faites arnaqué en faisant des greffes (oui c’est un business donc parfois les chirurgiens mentent par omission souvent afin de vendre leurs prestations). Ainsi aujourd’hui quelques mois voir plusieurs années après leurs opérations, elles sont dégoutées car elles ont dépensé beaucoup d’argent et souffert (car le processus est parfois très douloureux en fonction de la méthode utilisée) mais malheureusement pour rien…
J’ai rencontré Marie Neïla via un groupe facebook sur l’alopécie. Elle a accepté de me raconter son expérience de la greffe et son malheureux échec. Son cas est particulièrement intéressant car elle a un recul de 4 ans. Ainsi il ne s’agit pas de manque de patience mais véritablement d’un échec. Voici son témoignage :

Greffe de cheveux et alopécie androgénétique : L’expérience de Marie Neïla !

Nous sommes l’été 2015 et j’ai alors 25 ans. Depuis plusieurs mois, la greffe de cheveux m’obsède. Après mes multiples recherches sur internet. Elle apparaît comme la solution miracle.

Je fais de longues recherches internet pour dénicher le Centre qui pourra répondre au mieux à mes attentes. C’est que l’on s’y perd dans toutes ces techniques de greffe… Comment savoir laquelle est la plus adaptée ? Et je me dirige finalement vers un Centre situé sur Paris centre (Challeng’Hair pour plus d’informations).

Première étape : Le rendez vous avec le médecin expliquant la greffe !

Après une prise de rendez-vous en ligne, une secrétaire médicale m’accueille très poliment et me fait patienter jusqu’à la venue du chirurgien.

Celui-ci finit par m’accompagner jusqu’à son bureau pour reluquer mon crâne et me présenter les diverses techniques proposées par le centre. Il m’explique, que compte tenu de “mon cas”, une “FUE” est nécessaire.

Pour faire simple, cette technique consiste à prélever des greffons dans les zones du cuir chevelu les moins “atteintes par la maladie” (souvent l’arrière du crâne). Puis à réimplanter ces greffons dans les zones lésées. C’est une auto-greffe en quelque sorte. Est-ce que ces greffons repousseront dans la zone prélevée et dans la zone greffée ? Quitte à ne pas déplacer le problème… Mais bien-sûr m’assure le chirurgien !

Tout en m’expliquant qu’il peut y avoir des rejets (mais dans des cas très infimes car il est très rare de rejeter nos propres greffons). Il m’explique également, que l’opération se déroule sous anesthésie locale (du crâne), ce n’est pas douloureux et la remise sur pied est très rapide (quelques jours). Il faut néanmoins prendre quelques précautions : ne pas poser/appuyer sur la zone greffée pendant 10 jours (sur un coussin ou autre). Ce qui signifie grossomodo de ne pas dormir dans la position habituelle. Je dois également fournir quelques analyses sanguines pour vérifier que je n’ai pas de maladie hormonale ou autres qui pourraient compromettre la greffe. Je sens le truc professionnel quand même.

La greffe a tout de même un prix conséquent

Pour finir, le prix de la chirurgie est fonction du nombre de greffons (= nombre de cheveux implantés soit environ 3/4 par greffons). Le forfait est de 4000 euros pour 400 greffons (à vérifier…).

Je suis totalement séduite et après avoir réuni mes économies, je prends rapidement rendez-vous pour la greffe. 400 cheveux me paraissent peu, alors je tente les 600 pour un modeste budget de 5500 euros.

Le jour J : L’opération de greffe de cheveux !

Le jour J, je suis très excitée et j’ai très peur en même temps. Je vais quand même passer sur le billard. Ce n’est pas rien. Mais après tout cette histoire sera réglée et je pourrais enfin me sentir épanouie ! Me baigner, me réveiller sans crainte à côté de mon chéri, …

Le chirurgien m’installe dans la salle d’opération et me fait quelques injections pour m’anesthésier le crâne. Quelques minutes après, une horde d’assistantes (au moins 4) arrivent et s’affairent autour de moi. L’une d’entre elles, commence par me raser l’arrière de la tête. Puis, arrive le moment du prélèvement de greffons. Je suis dans le coltar mais je sens très nettement que des outils viennent creuser, scalper, toquer… sur l’arrière de mon crâne. Je suis dans une position inconfortable, à demi assise. Mais je m’en fous je réalise enfin mon rêve : avoir des beaux cheveux. Puis, il faut souffrir pour être belle, on nous l’a suffisamment répété.

Très rapidement un mal de tête incessant arrive et ne me lâchera pas pendant plusieurs jours.

greffe de cheveux femme
4 ans après la greffe de cheveux la perte de cheveux est toujours bien visible.

Les greffons prélevés sont déposés délicatement dans un bac remplis d’un liquide qui les “maintient en vie” avant la réimplantation. Cette étape dure des heures…. Après on peut enfin passer à la réimplantation (nettement plus rapide). Cette étape est moins inconfortable mais le mal de tête me ruine l’esprit.

Après une journée entière à me faire triturer la tête, je peux enfin rentrer chez moi. Il faut imaginer un zombie qui n’a qu’une hâte se coucher. Mais comment ? Il ne faut surtout pas que le crâne touche le matelas ou un oreiller. Je finis par m’acheter un oreiller pour les voyages avec un trous au milieu pour favoriser la cicatrisation.

Après l’opération l’attente des résultats :

Les jours d’après je suis extrêmement fatiguée. J’ai déjà subi des opérations du genoux et celles-ci m’ont paru moins exténuantes.

Au fil des jours suivants, des croûtes se forment. Ça me démange énormément. J’ai toujours mal à la tête…. Le chirurgien m’a bien dit de les enlever pour favoriser la pousse des cheveux. Ce que je trouve extrêmement étrange car j’ai aussi l’impression que j’arrache les greffons avec… Mais peut-importe je ne suis pas médecin après tout !

  • 1 mois après, les cheveux rasés repoussent mais je remarque que les cheveux prélevés non. Toujours pas d’apparitions de petits bébés cheveux du côté de ma zone implantée.
  • 4 mois après même constat. La secrétaire me dit que je dois patienter mais ne me propose pas de rendez-vous.
  • 6 mois après même constat. La secrétaire et le chirurgien ne répondent plus à mes mails.
  • 8 mois après je vois quelques petits cheveux fragiles s’extirper tant bien que mal sur une tempe ! houhou !
  • 1 an après je m’avoue vaincues : j’ai dépensé 5500 euros pour une petit touffe de nouveau cheveux de la taille de mon pouce. Les cheveux prélevés n’ont pas entièrement repoussés (40%) Ce qui fait que je suis encore plus dégarnie qu’avant.
  • 4 années après, je suis convaincue que la greffe de cheveux n’est pas adaptée aux femmes souffrant d’alopécie. Mon crâne a clairement été traumatisé par cet acte médical. Et quand on y réfléchit, même si cette opération avait été un succès et que mes greffons et cheveux prélevés avaient finalement repoussées, ils auraient fini par tomber quelques années après à cause du cycle de l’alopécie.
Merci à Marie Neïla pour son témoignage !

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Chloé Simone

Atteinte d’alopécie androgénétique depuis plus de 10 ans, j’ai créé ce site afin de venir en aide aux femmes qui cherchent des solutions à ce mal pour avancer en restant féminine !

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